Année 2017 - 2018

Maison d'Izieu : Justice et Mémoire pour les enfants

Par ELODIE CALLIS, publié le mercredi 16 mai 2018 14:41 - Mis à jour le jeudi 21 juin 2018 09:33

Visite de la maison le 30 janvier 2018 situé dans l'Ain et à laquelle ont assisté les élèves de 1èreS1 et 1S2.

Voici un petit article proposé par Léa : 

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Cette maison a été ouverte de mai 1943 au 6 avril 1944 par Sabine et Miron Zlatin pour y mettre à l'abris des centaines d'enfants juifs. Deux bâtiments sont ouverts au public. Le premier, la maison, est au cœur de la visite. Elle est dédiée à la mémoire des enfants. C'est l'endroit où ils ont vécu avec leurs éducateurs pendant près d'un an. Il y a un réfectoire, une salle de classe, des internats, une cuisine ... Le temps semble s'être arrêté dans ce lieu qui conserve les traces de leur présence disparue : lettres, portraits, dessins, pièces de théâtre. Le deuxième lieu est la grange avec son extension dédiée à l'histoire, accueillant sur 530 m² l'exposition permanente. Trois espaces distincts présentent : l'aspect historique "Pourquoi des enfants juifs à Izieu ?", l'aspect judiciaire : "De Nuremberg à la Haye : juger les criminels", l'aspect mémoriel : "La mémoire et sa construction".

 

Le matin du 6 avril 1944, Klaus Barbie, chef de la gestapo de Lyon, ordonna l'arrestation, puis la déportation de 44 enfants , âgés de 4 à 17 ans et de 7 adultes. Seule une monitrice, Léa Feldblum en revint. Tous les autres seront déportés et exterminés.

Traqué et ramené en France par Beate et Serge Klasfeld aidés de Fortunée Benguigui et Ita-Rosa Halaunbrenner, mères d'enfants raflés d'Izieu, Klaus Barbie fut présenté devant la justice française où il fut jugé et condamné à Lyon en 1987, pour crime contre l'humanité.

 

En avril 1994 le "Musée-Mémorial des enfants d'Izieu " est inauguré en présence de Sabine Zlatin.

Notre visite en cette fin du mois de janvier s'est déroulée avec beaucoup d'émotion face aux horreurs que la guerre provoqua comme le dit parfaitement Sabine Zlatin "Si l'on n'y prend pas garde un pays entier finit par perdre tout sens du droit, toute notion de justice. On en arrive à oublier que, quelle que soit la couleur de sa peau, son accent, sa religion s'il en a une, tout homme, toute femme, tout enfant a droit à une vie et à une dignité".

Léa

Elève

 

 

 

 

 

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